Les mouvements nécessaires, Gabrielle Bélanger

15.11.—
20.12.2019

Galerie

510, Côte d'Abraham
Québec (Québec) G1K 3P9
Canada

Directions

Heures d’ouverture

Lun-Mar
Fermé
Mer-Dim
12 h à 17 h

C’est cette tension entre sédentarité et nomadisme, errance et enracinement, entre son élan de partir et son besoin de rester qui a mené l’artiste de proximité Gabrielle Bélanger sur la route des Iles-de-la-Madeleine l’été dernier dans le cadre d’une résidence nomade de création.

Abordant les insulaires et les gens de passage, Gabrielle a créé des contextes d’échange et a partagé le geste artistique munie de son acolyte La Carriole BIS, atelier de sérigraphie mobile. Les rencontres qui ont ponctué sa route ont naturellement mené l’artiste à rapprocher paysages intérieurs et extérieurs. Ainsi, avec LES MOUVEMENTS NÉCESSAIRES, elle présente le lien indéniable de l’homme avec le territoire et témoigne de rencontres réflexives.

L’estampe est au centre de la proposition installative qui met en espace accumulation de notes, superposition de dessins et fragments photographiques issus de performances intimistes. L’exposition se veut évolutive, le regardeur étant invité par ses gestes à révéler des images lors du vernissage, puis à laisser une trace tout au long de l’exposition.

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It is this tension between anchoredness and nomadism, wandering and rooting, between her impulse to leave and her need to stay that led the local artist Gabrielle Bélanger on the road to the Magdalen Islands last summer in the setting of a travelling artist’s residency.

Addressing locals and island visitors, Gabrielle has created a context of creative exchange and creation with her sidekick La Carriole BIS, a mobile screen printing workshop. The encounters that punctuated her path have naturally led the artist to bring together interior and exterior landscapes. With the exhibition LES MOUVEMENTS NÉCESSAIRES, the artist presents the undeniable link between man and territory and acts as a testament to contemplative encounters.

The print is at the center of the installation, which presents a collection of accumulated notes and superposed drawings and photographic fragments that document the artist’s intimate performances. The viewer is invited to participate in the exhibition’s evolution by revealing images during the opening, leaving a trace throughout the duration of the exhibition.

Originaire de la Mauricie, Gabrielle Bélanger possède un parcours académique en arts visuels et en service social. Membre d’Engramme, elle participe depuis 2012 à plusieurs expositions solos et collectives au Québec ainsi qu’à l’étranger. Elle est engagée dans une démarche dont la matière première est la rencontre. Elle a donné voix au sans-abri de Québec avec RE-lier (2017) et a crée des liens intergénérationnels dans la communauté de Bromptonville avec Tisser/Texter (Maison des arts et de la culture de Bromptonville, 2018). Elle a mené le processus de co-création NUITS avec les femmes travailleuses du sexe de Projet L.U.N.E. (Québec, 2018), démarche pour laquelle elle a obtenu une mention du Jury au dernier Gala Les Arts et la ville. Elle est l’artiste derrière La Carriole (2018), l’atelier de sérigraphie mobile qui va à la rencontre des gens dans les rues de la capitale. Au printemps 2019, elle présente Déposer, laisser tomber, se départir à Presse Papier (Trois-Rivières) puis elle obtient une bourse du CALQ qui la mène en résidence aux Iles-de-la-Madeleine.

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Originally from Mauricie, Gabrielle Bélanger has an academic background in visual arts and social work. As a member of Engramme, she has been involved since 2012 in several solo and group exhibitions in Quebec and abroad. She is engaged in an approach whose raw material is the encounter. She gave voice to the homeless of Quebec City with ‘RE-lier’ (2017) and created intergenerational links in the community of Bromptonville with ‘Tisser/Texter’ (Bromptonville House of Arts and Culture, 2018). She led the collaborative process of ‘NUITS’ with Project Women's Female Sex Workers. (Québec, 2018), for which she obtained an honorable mention at the last Gala Les Arts et la Ville. She is the artist behind La Carriole (2018), the mobile silkscreen workshop that meets people in the streets of the capital. In the spring of 2019, she presented ‘Déposer, laisser tomber, se départir’ at Presse Papier (Trois-Rivières) and then obtained a CALQ grant for an artist’s residency in the Magdalen Islands.

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